Madeleine Bourgeois

Qu’est ce qui t’a amenée à faire de la photo abstraite ?

 

Mon chemin vers l’abstraction s’est frayé à travers des observations, des perceptions et des représentations de ce qui m’entoure, de ce qui me touche et de ce qui me fait vibrer sans que je puisse vraiment me l’expliquer. Je pense que je me suis engagée sur ce chemin lors de mes études en art et lettres où les formes, les mouvements, les textures et les couleurs ont pris place dans mon univers mental. La fréquentation d’artistes visuels proches de l’abstraction a forgé mon regard et mes représentations. J’ai aussi participé à des ateliers de peinture automatiste pour libérer le geste et l’esprit. C’est plus récemment que la photo abstraite s’est imposée à moi, à la suite d’ateliers photographiques suivis au collège Marsan qui m’ont permis de rencontrer des formateurs inspirés et engagés dans des démarches minimalistes et abstraites (Merci Michel Proulx). J’y ai découvert une forme d’expression intuitive et expressive qui m’a immédiatement séduite.

 

Pourquoi l’abstrait ? 

 

La photographie permet de marquer les paysages que l’on traverse et les imprime dans notre mémoire. Pour moi chaque photo abstraite dépose un « marqueur » plus personnel et parfois secret à l’endroit de la prise de vue car à l’instant capté, elle associe l’émotion ressentie. Chaque parcours devient donc une façon de définir nos territoires et d’y découvrir toute leur beauté.

 

Quels sont les sujets qui t’inspirent le plus ? 

 

J’aime particulièrement les sujets découverts dans des endroits familiers ou insolites comme sur les surfaces réfléchissantes, les coques de bateaux, les structures graphiques et les multiples paysages abstraits qu’offre la nature dans toutes ses saisons.

 

Comment décrirais-tu ton évolution photographique ? 

 

La participation à la communauté « LA » a été pour moi un révélateur important de mon intérêt pour ce type de photographie. Sans toujours trop m’en rendre compte, j’ai développé des sujets qui forment maintenant des séries que je trouve cohérentes.  Quand on soumet nos photos publiquement, elles deviennent aussi ce que les autres y découvrent, à plus forte raison si elles sont abstraites.

 

 

 

Madeleine Bourgeois

11 octobre 2017.

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